L'arrêt prématuré de la grossesse lorsqu'elle n'est pas désirée

L'interruption volontaire de grossesse, dite IVG, correspond à une forme d'avortement à la fois prématurée et désirée par la femme enceinte. Elle fut légalisée en 1975 par la loi Veil et remboursée en 1982. Depuis le 31 Mars 2013, elle est prise intégralement en charge par la sécurité sociale.

Anciennement appelée avortement, elle est à différencier de la « fausse couche » qui est un avortement spontané. De même, il ne faut pas la confondre avec l'IMG, c'est-à-dire Interruption Médicale de Grossesse, aussi appelé interruption thérapeutique de grossesse qui consiste en l'arrêt médicalisé suite à la détection d'une anomalie dans le développement du fœtus, pouvant entraîner des maladies graves pour le futur enfant ou mettre en danger la mère.

Condition légale de la pratique

L'IVG, ne peut se pratiquer qu'à la seule demande de la femme enceinte, qu'elle soit majeure ou mineure. Cela veut dire que le partenaire ou les parents de la femme concernée ne pourront pas intervenir dans sa décision.


222 500 interruptions ont été réalisées en France en 2011, ce chiffre reste stable depuis 2006.

Pour les jeunes filles mineures, même si les parents sont contre, cette interruption pourra se pratiquer, mais il est demandé à la jeune fille de se faire accompagner par une personne majeure de son choix, même si elle n'est pas de sa propre famille.

Il existe un délai légal bien précis pour pouvoir mettre un terme à une grossesse, à savoir au maximum dans les 12 premières semaines de grossesse ou 14 semaines après la date des dernières règles. Pour les femmes qui sont mal réglées, l'échographie permettra de connaître l'âge exact de la grossesse et ainsi il ne sera pas tenu compte de la date des dernières règles.

Où et à quel prix se pratique l'IVG ?

Si elle doit être pratiquée par technique chirurgicale, elle doit impérativement se pratiquer au sein d'un établissement de santé, hôpital ou clinique. Si elle peut se faire par voie médicamenteuse, elle pourra être pratiquée par prescription médicamenteuse au cabinet du médecin.

Le prix varie d'une technique à l'autre et du lieu où elle est effectuée cependant elle est intégralement remboursée par la sécurité sociale depuis mars 2013 quelque soit la technique utilisée.

Quand et qui faut-il consulter pour interrompre une grossesse ?

Il faut que la femme consulte le plus rapidement possible dès qu'elle pense être enceinte suite à un test de grossesse.

Il faut, en effet, savoir qu'il est exigé par la loi deux consultations médicales qui doivent être espacées d'une semaine avant de pratiquer l'IVG, qui doit impérativement rester dans les délais légaux de 12 semaines de grossesse ! Exceptionnellement, ce délai entre les deux consultations médicales peut être réduit à 48H pour que la femme reste dans le délai des 12 semaines.

La femme enceinte consultera le médecin de son choix qui lui indiquera et lui remettra un dossier l'informant des différentes techniques existantes et de l'environnement social possible si elle désire ne pas avoir recours à l'IVG.

Une échographie pourra être pratiquée si le médecin a un doute sur la date exacte de début de grossesse.

Au cours de la deuxième consultation la femme confirmera, ou non, son désir de poursuivre sa démarche d'interruption (confirmation écrite), et le médecin lui indiquera la technique qui pourra être utilisée dans son cas, et où prendre rendez-vous, suivant la technique utilisée.

Les deux techniques pour mettre fin à une grossesse non désirée

Suivant l'âge de la grossesse deux techniques peuvent être utilisées :

Jusqu'à 5 semaines de grossesse (ou 7 semaines depuis le début des dernières règles) l'interruption de grossesse peut se faire par prise de médicaments c'est la méthode médicamenteuse.

Au delà des 5 semaines de grossesse, elle se fera en milieu chirurgical : méthode chirurgicale

Un examen de contrôle, suite à l'interruption, devra avoir lieu 15 à 20 jours après l'intervention chirurgicale ou après la prise des médicaments, et le médecin s'assurera qu'une prescription de contraception a bien été ordonnée.

Taux d'échec et complications d'une IVG

La méthode médicamenteuse connait un taux d'échec de 5 % et la technique chirurgicale de moins de 0,5%.

Les complications suite à l'acte chirurgical :

infection utérine

douleurs pelviennes comme des règles très douloureuses

pertes de sang importantes

Les complications suite à la prise médicamenteuse :

pertes de sang

douleurs pelviennes comme des règles très douloureuses

 


Pour en savoir plus :

Les méthodes de contraception féminine

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Les questions que les femmes se posent avant un avortement

Chirurgicale ou médicamenteuse : Quelle méthode d'avortement choisir ?

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