MST et IST : Définitions des maladies ou infections sexuellement transmissibles
Définition d'une MST : une MST est une maladie sexuellement transmissible.
Définition d'une IST : une IST est une infection sexuellement transmissible.
Une IST peut évoluer vers une MST mais ce n'est pas toujours le cas. Actuellement on préfére le terme d'IST à celui de MST lorsque l'infection est au stade de début et n'a pas encore évolué vers le stade de maladie. Vous rencontrerez donc, dans les médias, de plus en plus cette nouvelle abréviation IST associée ou à la place de MST.
Les infections sexuellement transmissibles se définissent comme des infections pouvant se transmettre au cours des rapports sexuels. Il faut noter que certaines de ces infections ne sont pas exclusivement sexuellement transmissibles. Une mycose vaginale, le VIH (virus du Sida), le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C, par exemple, peuvent survenir chez une femme ou un homme qui n'ont jamais eu de rapports sexuels. A un stade plus avancé de l'infection une maladie se développera comme le SIDA ou les hépatites et ce n'est malheureusement souvent qu'au stade de maladie que l'on découvrira l'infection de la personne atteinte.
Signes cliniques évoquant
une MST ou une IST
Pour les deux sexes :
- l'apparition de ganglions inguinaux
- une éruption cutanée
- une vésicule ou une ulcération génitale
- une excroissance cutanée ou muqueuse ayant un aspect irrégulier (condylome)
- une arthrite
- des signes anorectaux
Chez l'homme :
- un écoulement urétral
- des picotements ou des brûlures en urinant
- des douleurs en éjaculant
- des rougeurs sur la verge
- des douleurs au niveau des testicules
Chez la femme :
- des pertes blanches
- des douleurs pelviennes
- des douleurs lors des rapports
- des démangeaisons, un picotement ou une gène vulvaire.
- un gonflement des lèvres
- des saignements en dehors des règles.
Tous ces signes cliniques nécessitent impérativement une consultation médicale et seul votre médecin, lors de l'examen clinique ou en s'aidant d'examens mycobactériologiques ou sanguins, pourra vous dire si vous souffrez d'une IST ou d'une MST et de quelle IST ou MST vous souffrez.
Il faut noter aussi que certaines de ces IST ou de ces MST ne touchent pas en premier la sphère génitale, ce qui rend leur diagnostic parfois tardif.
MST et IST : classification des principales mst ou IST
Je ne citerai que les principales IST en indiquant l'agent pathogène et les signes cliniques les plus fréquents.
IST d'origine bactérienne :
Mycoplasme : vaginite et urétrite
Chlamydia : cervicite, urétrite, salpingite, arthrite, pneumopathie
Neisseria gonorrhée : vaginite, cervicite, urétrite, salpingite, arthrite, lésions cutanées
Gardnerella vaginalis, bactéries anaérobies, et Streptocoque B : vaginite, urétrite, salpingite
Treponema pallidum : syphilis
IST dont l'origine est un protozoaire :
Trichomonas : vaginite, urétrite
IST d'origine virale :
Herpès : vésicule, ulcération, picotement, gène ou brûlures localisées, mais
parfois vive douleur locale.
Virus de l'hépatite B et C : signes d'une hépatite
VIH : maladie SIDA
Condylomes, dont le Papilloma virus est responsable et qui peut être responsable d'un cancer du col utérin. Le papillomavirus est responsable de 70% des cancers du col utérin. A noter que depuis peu, il existe un vaccin préventif des condylomes pour les jeunes filles qui n'ont pas eu de rapport.
Cytomégalovirus : avortement et infection néonatale.
Modes de contaminations des MST ou des IST
Les nombreux germes responsables des IST ou des MST se transmettent surtout par voie sexuelle, mais aussi par voie non sexuelle : contamination maternofoetale ou transmission par voie sanguine (pour les virus de l'herpès, du sida, de l'hépatite B ou C). Les autres modes de contaminations sont beaucoup plus rares : salive, contact bucco génital, objets ou linge de toilette souillés, piscine, sauna.
Parmi les micro-organismes les plus fréquemment rencontrés :
Micro-organisme à transmission sexuelle peu fréquente : Le candida albicans (qui est responsable de mycose), le virus de l'hépatite C, le gardnerella vaginalis et les bactéries anaérobies.
Micro-organisme à transmission aussi bien sexuelle et non sexuelle : Le mycoplasme, le virus de l'hépatite B ainsi que le virus du sida.
Micro-organisme à transmission presque exclusivement sexuelle : Le gonocoque, le virus de l'herpès, le chlamydia, le trichomonas, le virus responsable des condylomes et le tréponème responsable de la syphilis.
Prévention des MST et des IST
En plus d'une information collective, qui passe par les journaux et les médias, une information individuelle est indispensable. C'est le rôle du médecin d'informer sur une possibilité de prévention par vaccin, préservatif et contraception chimique locale.
En ce qui concerne la vaccination il n'existe, actuellement, que le vaccin contre l'hépatite B.
En ce qui concerne le préservatif il est important d'expliquer aux adolescents certaines règles de bonne utilisation :
Il faut utiliser des préservatifs de norme française ou européenne et conserver le préservatif dans un endroit frais (ne jamais laisser les préservatifs exposés au soleil). Les préservatifs doivent être manipulés avec soin afin d'éviter de les fragiliser avec les ongles ou les dents. La mise en place du préservatif doit se faire sur la verge en érection en déroulant le préservatif du gland vers la racine de la verge. Lorsque le préservatif possède à son extrémité un réservoir il faut pincer ce réservoir afin de chasser l'air qu'il contient. Le préservatif doit être mis en place avant tout contact génital de la verge avec les parties génitales, anales ou orales de la partenaire (ou du partenaire). Si vous utilisez un préservatif non lubrifié il ne faut jamais utiliser un lubrifiant génital à base de vaseline ou d'huile, mais il faut utiliser un lubrifiant hydrosoluble. Enfin, il faut que le partenaire se retire du vagin (ou de l'anus) immédiatement après l'éjaculation, avant la détumescence de la verge. Le préservatif est à usage unique, il ne doit jamais être réemployé.
Les spermicides qui possèdent une activité anti bactérienne ont une action sur certaines bactéries, mais leur action n'est pas suffisante pour être utilisés seuls contre les IST.
La prévention des IST et des MST passe aussi par le traitement des partenaires du sujet contaminé.
Enfin une évidence : La pilule protége de la grossesse mais pas des IST !
Notez bien qu'il existe actuellement une recrudescence des IST car le préservatif commence à être moins utilisé, depuis que l'on parle moins du SIDA .
Questions/réponses sur les MST et IST
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