Votre navigateur ne supporte pas javascript!

logo sexoconseil et jeune couple sous une couette

logo
icone maison
drapeau espagnol loupe

Les troubles sexuels féminins

Plus discrets et moins connus que leurs pendants masculins, les troubles sexuels féminins n’altèrent pourtant pas moins la vie sexuelle des femmes et rendent les rapports sexuels difficiles voire parfois totalement impossibles.

En consultation de sexologie, les dysfonctions sexuelles féminines que l'on rencontre sont principalement en rapport avec des douleurs lors de la relation sexuelle, avec une absence d'orgasme, une absence de désir ou, beaucoup plus rarement, avec une exacerbation du désir sexuel.

Pendant longtemps, l'ensemble des difficultés sexuelles chez la femme était désigné par le terme « frigidité ». Quel que soit le problème rencontré par la femme on la disait frigide ! Aujourd'hui, ce terme est mis de côté par les spécialistes car bien trop imprécis, et englobant des notions nécessitant une réelle distinction : absence de désir ou de plaisir ou d'orgasme, à lui seul ce terme rend difficilement compte de la réalité.

Remarque : 30 à 40 % des femmes seraient concernées par un trouble de la sexualité.

couple allongé dans un lit et se tournant le dos fâché
© Sandor Kacso - Fotolia.com

Dysfonctions sexuelles liées à la pénétration

Le vaginisme

Il correspond à la contraction involontaire des muscles entourant le vagin lors de toute tentative de pénétration. L'insertion du pénis dans le vagin est donc impossible tout comme celle d'un doigt ou du spéculum lors de la consultation gynécologique.

Ce trouble sexuel existe généralement depuis les premières tentatives de rapports (vaginisme primaire). La femme vaginique s'avère donc le plus souvent vierge.

D'origine psychologique, la thérapie comportementale et cognitive donne de très bons résultats et permet à la femme de retrouver une sexualité épanouie ainsi que la possibilité de rapports sans aucune appréhension.

Pour mieux COMPRENDRE cette maladie qui rend la pénétration impossible : voir notre article sur ce véritable réflexe qu'est le vaginisme.

La dyspareunie

Pathologie sexuelle fréquemment rencontrée chez la femme qui peut se définir par l'apparition d'une douleur génitale lors des rapports sexuels. La douleur ressentie se manifeste différemment d'une femme à l'autre notamment par sa localisation, son intensité, sa durée, son origine, sa fréquence, etc…

Les causes de cette dysfonction sexuelle féminine sont nombreuses cependant la cause organique reste la plus fréquente, souvent liée à des infections mal traitées voire non traitées du tout. Le traitement de la dyspareunie cible donc d'abord celui de la cause. Une fois celle-ci traitée puis guérie et que le trouble persiste, il sera de type comportemental.

Des rapports sexuels douloureux répétés finiront par avoir un impact négatif sur la sexualité du couple entraînant une diminution du désir et du plaisir sexuel et un espacement des rapports.

Attention Une douleur peut être le signe de petites maladies mais également de problèmes beaucoup plus graves. Voila pourquoi, face à des douleurs persistantes, une consultation chez son médecin traitant ou son gynécologue s'impose afin d’effectuer d'urgence un bilan.

Pour en SAVOIR PLUS sur ce trouble qui, contrairement au vaginisme, permet une pénétration mais douloureuse : lire notre article consacré aux rapports sexuels qui font mal.

Trouble de l'orgasme et de l'excitation sexuelle

L'anorgasmie

Elle peut se définir comme l'impossibilité pour la femme d'atteindre un orgasme alors que le désir est présent et qu'il existe un certain degré d'excitation sexuelle.

Il existe plusieurs formes d'anorgasmie : totale, à savoir que l'absence d'orgasme existe aussi bien par pénétration vaginale que par caresses clitoridiennes. Mais également partielle c'est à dire uniquement par stimulation du clitoris (anorgasmie clitoridienne) ou uniquement par pénétration (anorgasmie vaginale).

Cette dernière constitue le motif de consultation le plus fréquent : la femme jouit sans problème lors de caresses sur le clitoris mais n'a jamais connu l'orgasme vaginal.

Le traitement de l'absence totale d'orgasme passera par la découverte, en premier, d'un orgasme par caresses clitoridiennes avant de pouvoir l'atteindre par pénétration vaginale. En effet, l'orgasme dit clitoridien est celui qui s'obtient toujours le plus facilement.

Vous ne parvenez pas à jouir ? : Découvrez notre article dédié à ce trouble orgasmique pour mieux le comprendre et le traiter.

Remarque : Au niveau du couple, la femme ne pourra atteindre l'apogée du plaisir par pénétration que si le partenaire a suffisamment de contrôle pour ne pas éjaculer trop rapidement !

La frigidité

Aussi connue sous le terme de trouble de l'excitation, la frigidité est en quelque sorte un dysfonctionnement généralisé puisqu'elle correspond à une absence de désir et de plaisir aussi bien lors de la relation sexuelle quel que soit le partenaire, que par masturbation.

Souvent d'origine psychologique, il arrive qu'elle résulte de la prise de certains médicaments ou substances.

Cette difficulté féminine se révèle rarement complète c'est à dire mêlant à la fois une absence de désir ET une absence de plaisir. Il est effectivement assez rare qu'une femme ne ressente absolument rien, qu'elle se montre totalement insensible à toute forme de plaisir. Il s'agit en fait plus souvent d'une impossibilité ou d'une difficulté à atteindre un plaisir sexuel complet.

Son traitement passe par une thérapie dans laquelle la femme apprendra à découvrir son corps et à retrouver une communication au sein de son couple.

Remarque : Les troubles de l'excitation et d'anorgasmie sont souvent traités de manière similaire même s'il s'agit de problèmes différents.

Problèmes sexuels liés au désir sexuel

L'absence de désir

L'absence de désir sexuel chez la femme porte également le nom d'anaphrodisie. Elle se caractérise par une absence du désir spontané de l'acte sexuel quel que soit le partenaire ou de l'acte masturbatoire. L'inhibition du désir est telle que l'envie de faire l'amour, d'être ou de se caresser n'existe pas ou peu.

Sur le plan physiologique, il se traduit par une absence de réaction sexuelle c'est à dire que la lubrification ne se produit pas ce qui peut conduire à des rapports douloureux et le gonflement des corps érectiles de la vulve et du vagin n'a également pas lieu ce qui fait que la femme ne ressent absolument aucun plaisir.

Remarque : Contrairement à l'homme pour qui la plainte d'un manque de désir est beaucoup moins fréquente, ce trouble du désir représente chez la femme environ 40% des motifs de consultations.

Comme la plupart des troubles sexuels, cette absence peut être primaire si elle existe depuis toujours ou secondaire si elle est apparue secondairement à des relations insatisfaisantes.

Notez bien qu'une femme souffrant d'anaphrodisie, lorsqu'elle a des rapports avec un ou une partenaire ou lorsqu'elle se masturbe, peut parfaitement avoir du plaisir et même un orgasme.

Attention Sachez que le désir évolue tout au long de la vie et il est tout à fait normal par moment, selon les circonstances, d'éprouver moins de désir, d'avoir moins envie de rapport et tout particulièrement si on se trouve dans une période de fatigue et/ou de stress. Un manque de désir n'est pas forcément synonyme de dysfonction et il n'y a pas forcément lieu de s'en inquiéter. En revanche, si cette diminution engendre une vraie souffrance alors il faudra songer à consulter un médecin qui pourra être une aide précieuse pour définir la ou les causes de cette baisse et trouver des solutions.

A lire : Le désir sexuel de la femme expliqué aux hommes et aux femmes.

L'exacerbation du désir sexuel

Plus communément appelé hypersexualité féminine (autrefois nommé nymphomanie), cette dysfonction ne concerne qu'une petite minorité de femmes.

Elle se caractérise par un appétit sexuel débordant et une excitation sexuelle quasi-permanente et insatiable. Cette hypersexualité traduit un manque à combler permanent et s'accompagne d'une obsession de chaque instant. Dans la nymphomanie, le passage à l'acte est habituel, contrairement aux femmes dites « séductrices ».

Ce trouble rentre dans le cadre des pathologies sexuelles car la femme nymphomane souffre de son état, contrairement à la femme séductrice qui aime séduire les hommes sans, le plus souvent, passer à l'acte.

Pour en savoir plus : Lire notre dossier thématique consacré à l'exacerbation de l'appétit érotique féminin .

Quels conseils pour prévenir un trouble sexuel ?

Du fait des origines diverses et variées des troubles sexuels féminins, il est difficile pour la femme de s'en prémunir totalement cependant il existe des attitudes à adopter qui permettent de diminuer considérablement les risques (liste non exhaustive).

  • Une bonne connaissance et une bonne compréhension de l'anatomie de son sexe et de son propre fonctionnement sexuel est très important car cette méconnaissance est souvent à l'origine de certaines difficultés chez la femme.
  • L'astuce D'un point de vue pratique, la masturbation offre à la femme le meilleur moyen d'apprendre ses réactions sexuelles ainsi que les caresses qu'elle aime et qui lui permettent de jouir.

  • Avoir une bonne hygiène intime et avoir des pratiques sexuelles sures permettent de se protéger contre diverses maladies pouvant être responsables de rapports sexuels qui font mal comme la vaginite, les infections urinaires ou les infections sexuellement transmissibles.
  • Ne pas hésiter à utiliser du lubrifiant en cas de manque de lubrification afin d'éviter que la pénétration ne soit désagréable.
  • Entretenir une bonne communication au sein de son couple, savoir guider son ou sa partenaire sur les caresses qui donnent le plus de plaisir, ne pas hésiter à pimenter sa relation de couple en évitant des rapports trop routiniers permet de maintenir le désir sexuel voire d'augmenter le plaisir ressenti.
  • Pratiquer régulièrement des exercices de Kegel dans le but soit de renforcer les muscles pubo-coccygien soit de maintenir le tonus de ces muscles. Il faut savoir que leur bonne tonicité influe directement sur la capacité à obtenir un orgasme ainsi que sur leur intensité.
  • L'astuce Pour fortifier vos muscles pubo-coccygien : contractez les durant 3 secondes puis relâchez pendant 3 secondes. Répétez ces contractions-décontractions 10 fois. Il est conseillé de faire 10 à 15 minutes d'exercices 3 fois par jour afin de pouvoir observer des résultats au bout de 2 mois.

  • Prendre soin de sa santé et oser consulter son médecin.

Qui consulter ?

En matière de dysfonction sexuelle féminine, il peut s'agir d'absence de désir ou de plaisir, d'absence d'orgasme, de douleurs lors des rapports ou de la phobie de pénétration. Elles ont toutes des origines différentes pouvant être physique, physiologique, psychologique ou relationnelle et il existe des traitements propres à chaque pathologie.

Si vous êtes en souffrance et quel que soit votre problème sexuel, votre médecin pourra vous aider à vous soigner voire vous diriger vers un spécialiste afin que vous puissiez retrouver une sexualité pleinement épanouie.

N'oubliez jamais qu'une fois diagnostiqués, et traités correctement, ces dysfonctionnements s’effaceront pour laisser place à une sexualité de couple pleinement épanouie !

Pour SOIGNER et ÉPANOUIR votre sexualité : consulter nos traitements téléchargeables au format PDF.

En résumé :

Ce que l'on peut retenir :

  • Les troubles de la fonction sexuelle de la femme sont souvent en rapport avec une absence d'orgasme, ou un manque de désir ou des relations sexuelles douloureuses.
  • Si le vaginisme et la dyspareunie sont des dysfonctions liées à la pénétration la première concerne l'impossibilité de pénétration alors que la seconde fait référence aux douleurs ressenties lors du rapport.
  • Bien qu'il s'agisse de problèmes différents, l'anorgasmie et la frigidité féminine sont souvent traitées de façon similaire.
  • Une femme se plaignant d’anaphrodisie ne souffre pas forcément de frigidité ou d’anorgasmie, seul le désir sexuel manque.
  • Il n'est pas possible de prévenir à 100% les troubles sexuels cependant des choses peuvent être faites pour en diminuer les risques.
  • Quel que soit le problème, à partir du moment où celui-ci engendre une réelle souffrance, la consultation de son médecin traitant ou d'un gynécologue devient indispensable et ceci d'autant plus que de nos jours, l'ensemble des difficultés liées à la sexualité peut être traité.

Il a été mis à jour pour la dernière fois le 20 juillet 2015 par Véronique Serre auteur de livrets d'éducation sexuelle et rédactrice d'articles sur le théme de la sexualité pour le site sexoconseil depuis 2006.