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Les troubles sexuels masculins

Les principaux troubles sexuels masculins, que l'on rencontre lors des consultations de sexologie, sont en rapport avec des problèmes d'érection, d'éjaculation ou de désir.

Tous les hommes peuvent à un moment de leur vie être confronté à un problème sexuel. Le plus souvent temporaire, il peut arriver que le trouble s'installe de manière quasi permanente perturbant ainsi considérablement la sexualité de l'homme et sa vie sexuelle de couple.

une femme réconfortant son partenaire
© mast3r - Fotolia.com

Les dysfonctions sexuelles et l'érection

Lorsque le problème est lié à l'érection, on parle généralement de dysfonction érectile ou de trouble de l'érection. Cependant, il n'en a pas toujours été ainsi puisque autrefois cette difficulté masculine était désignée par le terme d'« impuissance » et sous-entendait toutes les formes de troubles sexuels que l'homme pouvait éprouver qu'elles fut d'ordre érectiles ou éjaculatoires. Aujourd'hui, médecins et spécialistes tendent à éviter son utilisation dont la connotation est bien trop péjorative pour l'homme.

La dysfonction érectile

Il s'agit d'une difficulté pour l'homme à obtenir ou à maintenir une érection suffisante pour permettre une pénétration ou pour permettre une relation sexuelle satisfaisante pour les deux partenaires.

Les formes les plus courantes de ce trouble sont :

  • L'érection insuffisante pour laquelle le manque de rigidité du pénis empêche une pénétration dans le vagin de la partenaire.
  • L'érection instable c'est à dire qu'une érection correcte peut exister durant les préliminaires mais s'effondre au moment de la pénétration ou juste après ou lors de changement de position durant l'acte sexuel. Il arrive parfois au contraire que la pénétration consolide une érection semi-rigide.
  • L'érection capricieuse pour laquelle l'homme ne sait jamais vraiment s'il va parvenir ou non à obtenir une rigidité suffisante de sa verge en présence de son ou sa partenaire.
  • L'absence totale d'érection plus connue sous le nom d'impuissance lors d'une tentative de pénétration avec une ou un partenaire. Elle peut être constante ou bien exister seulement avec le ou la partenaire.

Remarque : Un homme de plus de 40 ans sur 3 en France serait affecté par une dysfonction érectile et à peine un homme sur 4 ose consulter !

Il faut bien comprendre qu'il existe une différence entre un trouble qui persiste et se répète d'un trouble occasionnel et momentané. Quel homme n'a pas pour une raison ou une autre expérimenté une fois dans sa vie une panne d'érection ? Cette panne sexuelle fait-elle pour autant de lui un homme impuissant ? La réponse est bien évidement non. En fait, on considère qu'un homme souffre d'une dysfonction érectile s'il ne parvient pas à obtenir ou à maintenir une érection suffisamment rigide pour permettre un rapport sexuel complet et ce, de manière répétée ou constante depuis plus de 3 mois.

La dysfonction érectile impose un examen médical pour vérifier l'absence de cause organique.

En l'absence de cause organique, la thérapie comportementale et cognitive de l'impuissance sexuelle masculine donne de bons résultats.

Les autres troubles de l'érection

L'érection douloureuse

Il s'agit de douleurs survenant lors de l'érection. Ce dysfonctionnement est rare et il se rencontre habituellement dans un contexte évocateur d'infection locale (au niveau du prépuce, du gland ou du périnée) ou de maladie de La Peyronie.

L'érection déviée

Il s'agit d'une déformation du pénis en érection qui présente une courbure plus ou moins importante et qui peut être douloureuse. Elle peut être congénitale (c'est à dire qu'elle existe depuis toujours), secondaire après un traumatisme local ou due à la maladie de La Peyronie. Attention cependant à ne pas rattacher à cette maladie de La Peyronie toutes les petites déviations de la verge en érection qui sont fréquentes et qui ne s'accompagnent ni de douleur ni d'une courbure marquée en érection.

L'érection prolongée

Véritable urgence médicale, l'érection perdure en dehors de toute excitation sexuelle et ne disparaît pas spontanément même après une éjaculation. On parle alors de priapisme. L'érection devient alors extrêmement douloureuse pour l'homme et il est indispensable d'intervenir rapidement car au delà de 6 heures, des risques de lésions au niveau des corps caverneux sont à craindre pouvant conduire à des impuissances.

Les troubles de l'éjaculation

Réels perturbateurs de la vie sexuelle masculine, les problèmes liés à l'éjaculation sont relativement courants et peuvent apparaître chez l'homme quelque soit son âge.

L'éjaculation prématurée

Également connue sous le nom d'éjaculation précoce, celle-ci survient trop tôt lors de la relation sexuelle laissant la partenaire féminine mais également le partenaire masculin insatisfaits sexuellement.

Plus spécifiquement, l'éjaculation prématurée se définit comme l'impossibilité pour l'homme de contrôler durablement son excitation conduisant à une éjaculation qui survient involontairement.

POUR COMPRENDRE ce trouble qui touche un homme sur trois : lire nos articles sur l'éjaculation prématurée.

L'absence d'éjaculation

Aussi connue sous le nom d'anéjaculation, elle se traduit par une absence d'éjaculation vers l'extérieur de la verge lors d'une excitation sexuelle normale. Elle peut-être totale c'est à dire aussi bien par masturbation que lors de la pénétration ou partielle c'est à dire ne survenant que lors de la pénétration.

L'éjaculation retardée

Elle correspond à la difficulté qu'éprouve certains hommes à éjaculer malgré une excitation sexuelle belle et bien présente. Il n'est pas rare qu'un homme souffrant d'éjaculation tardive souffre de temps à autre d'absence totale d'éjaculation.

L'éjaculation retardée et l'anéjaculation font parties des éjaculations dites difficiles, il s'agit en fait cliniquement du même problème mais à des stades différents.

L'éjaculation rétrograde

Il s'agit d'une éjaculation qui se fait dans la vessie au lieu de se faire vers l'extérieur et qui s'accompagne habituellement d'un orgasme. Cette éjaculation non-extériorisée est souvent une conséquence de traitements chirurgicaux de la prostate ou de la vessie. Certaines affections neurologiques peuvent également en être responsables.

L'éjaculation douloureuse

Elle est un des troubles sexuels masculins les moins fréquents chez l'homme. Il s'agit d'une douleur survenant uniquement lors de l'éjaculation et qui se rencontre très souvent dans un contexte d'infection actuelle ou ancienne au niveau loco-régional (voies urinaires, prostate, vésicules séminales etc..). Elle a donc toujours une cause organique.

Les troubles de l'orgasme et du désir

L'absence d'orgasme

Assez peu fréquente chez l'homme, l'anorgasmie correspond à une impossibilité à atteindre l'orgasme malgré une excitation sexuelle réelle. Le plus souvent l'homme ne ressent pas les contractions musculaires de l'urètre et des muscles du pelvis qui accompagnent généralement l'éjaculation. Cette absence de sensations s'accompagne souvent d'absence d'éjaculation.

Parfois, l'homme peut ressentir ces contractions comme étant douloureuses et ainsi ne pas avoir d'orgasme (l'orgasme étant le plaisir psychique qui accompagne les contractions musculaires lors du réflexe orgasmique).

Enfin, dans certains cas, l'éjaculation a lieu mais l'homme ne ressent aucun plaisir lors de celle-ci.

Attention Bien que l'orgasme chez l'homme soit généralement contemporain de l'éjaculation, il peut arriver que l'homme éjacule sans orgasme, tout comme il peut avoir un orgasme sans éjaculer.

Le manque de désir

Comme la femme, l'homme peut souffrir d'anaphrodisie ou de désir sexuel hypoactif en cas de manque complet de désir sexuel.

Comment ces difficultés sexuelles peuvent-elles être traitées ?

Aujourd'hui, la plupart des dysfonctionnements connus chez l'homme peuvent être traités. Selon le trouble et son origine organique, psychologique ou physiologique, différentes solutions peuvent être envisagées telles que la chirurgie, la prise de médicaments ou la sexothérapie.

La sexothérapie repose sur un ensemble d'approche dont le but est d'aider la personne ou le couple à résoudre une difficulté sexuelle. Elle prend en compte aussi bien le facteur psychologique que le facteur relationnel et culturel et donne de bons résultats.

Remarque : La première étape avant de pouvoir entamer un quelconque traitement est d'aller consulter un sexologue ou votre médecin traitant qui selon le problème vous redirigera vers un spécialiste.

Quand l'homme doit-il consulter ?

Il est fréquent et normal qu'un homme rencontre de temps à autre des problèmes au niveau de son fonctionnement sexuel tel que des pannes passagères ou des éjaculations parfois un peu trop rapides.

En revanche quand ces problèmes se répètent fréquemment et/ou commencent à s'installer de manière persistante et qu'ils engendrent une véritable souffrance aussi bien pour l'homme que pour sa partenaire, il est alors important de faire la démarche de consulter un médecin.

Pour SOIGNER et ÉPANOUIR votre sexualité : consulter nos traitements téléchargeables au format PDF.

Attention Une difficulté sexuelle ne doit jamais être sous-estimée et ignorée car avec le temps elle finira par avoir un impact négatif sur la relation du couple. Quelque soit le trouble sexuel, des solutions existent et consulter un spécialiste permettra de rétablir une harmonie au sein du couple.

En résumé :

Ce que l'on peut retenir :

  • Les troubles de la fonction érotique de l'homme sont souvent en rapport soit avec son éjaculation soit avec son érection.
  • La dysfonction érectile et l'éjaculation prématurée sont les dysfonctionnements sexuels les plus courants chez l'homme.
  • La difficulté à atteindre l'orgasme et la perte de libido ne sont pas des difficultés éprouvées uniquement par les femmes, les hommes aussi peuvent souffrir de ces problèmes.
  • Tous les troubles sexuels que l'on rencontre chez l'homme peuvent se traiter. Le traitement dépendra de l'origine du problème.
  • Il est important d'oser consulter un médecin, si une difficulté se répète fréquemment et engendre une réelle souffrance.

avatar de l'auteur de l'articleCet article a été initialement rédigé par Michel Serre en octobre 2003 et a été mis à jour par Véronique Serre pour la dernière fois le 01 juillet 2015.

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