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Contraception : les femmes ont changé leurs habitudes

Publié le 26 Juin 2014

Un nouveau rapport publié par l'Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM) confirme le changement d'attitude des femmes vis-à-vis des pilules de nouvelle génération.

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© Dominique VERNIER - Fotolia.com

Suite à la plainte d'une victime d'un AVC imputé à une pilule de 3ème génération en janvier 2013, l'ANSM avait alors recommandé aux prescripteurs et utilisatrices de la pilule contraceptive de privilégier les pilules de 1ère et 2ème génération qui présentent le moins de risques thromboemboliques et le Ministère de la Santé avait décidé d'avancer de six mois la fin du remboursement des pilules de 3ème génération.

Les françaises se détournent des pilules de dernière génération

La mise à jour des données sur l'évolution en France de l'utilisation des Contraceptifs Oraux Combinés (COC) rendue publique lundi 23 juin par l'ANSM montre que les recommandations et mises en garde de cette dernière ont bien été entendues et prises en compte puisque les ventes des pilules de 3ème et 4ème génération continuent de chuter en France.

Le suivi des ventes de pilules contraceptives sur une période de 16 mois à savoir de janvier 2013 à avril 2014 montre une diminution de 48% des ventes de COC de 3ème et 4ème génération versus une augmentation de 32% des ventes de COC de 1ère et 2ème génération.

« La répartition des ventes de COC en fonction du dosage a évolué ; en avril 2014, 30% des ventes de COC concernaient les 1ère et 2ème générations ayant une teneur en œstrogènes de 20µg alors qu'en avril 2012, ces ventes occupaient seulement 11% des ventes de COC » précise également l'agence.

Une baisse qui profite aux autres moyens de contraception

Depuis début 2013, les françaises se sont tournées petit à petit vers des pilules de première génération mais pas uniquement puisqu'on observe également une augmentation de 26% des ventes d'autres dispositifs comme les implants ou les dispositifs intra-utérins avec et sans progestatif.

« Il est à noter que la plus forte augmentation concerne les DIU au cuivre avec une augmentation de 45% » souligne l'agence. Cette nouvelle attirance pour le DIU au cuivre est particulièrement marquée chez les femmes âgées de 20-29 ans puisque les chiffres fournis montre une hausse des ventes de ce contraceptif supérieure à 60% dans cette tranche d'âge.

Les ventes des dispositifs transdermiques et anneaux vaginaux quant à elles ont diminué de 15%.

Alors que le rapport précise qu'au cours de cette période, le nombre des ventes globales de contraceptifs (hors préservatifs) n'a que très faiblement diminué (0,5%), il est important de préciser que le recours à la contraception d'urgence semble plus fréquent avec « une augmentation globale de 5,6% par rapport aux données reportées en 2012. »