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Contraception définitive : une étude américaine sème le trouble

Publié le 21 octobre 2015

Depuis 2002, les françaises peuvent choisir entre deux méthodes de contraception définitives : la ligature des trompes ou la stérilisation tubaire via la méthode Essure. Cette dernière bien que de plus en plus demandée en France voit aujourd'hui son efficacité et son innocuité remises en question.

implant Essure
© Bayer - www.essure.com/

Essure, une méthode efficace ?

Utilisée par 35000 françaises, la technique de stérilisation Essure est une méthode non invasive dont la mise en place ne requiert ni anesthésie, ni incision.

Concrètement, des micro-implants sont placés dans chacune des deux trompes de Fallope par les voies naturelles entraînant une réaction naturelle tissulaire qui amène inévitablement à l’obstruction des trompes, et par conséquent à une stérilité tubaire.

Des complications possibles

Néanmoins, d’après une étude très sérieuse dont les résultats ont été publiés la semaine dernière dans le British Medical Journal, les femmes qui ont recours à cette méthode auraient davantage de risques de développer des complications qui les obligeraient à avoir recours à des opérations chirurgicales.

En effet, la pose de ces implants n'est pas sans risque comme le rappelle la FDA (Food and Drug Administration) et peut conduire à des complications telles que douleurs pelviennes et hémorragies, des risques d'allergie mais aussi la possible migration du dispositif lui-même.

Bien que cette étude fut menée uniquement sur des femmes new-yorkaises, et que la prise en charge des patientes faisant le choix de cette méthode en France soit très différente car bien mieux encadrée, l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments) « envisage de renforcer l'encadrement de la pratique autour d'Essure » indique le Quotidien du médecin dans un article publié sur son site le 16 octobre. Il précise également que l'ANSM aurait « suite aux signalements d'effets indésirables » également entamé « une investigation sur la sécurité de cette pratique, il y a quelques mois.»