Prenons quatre exemples:
- Celui de l'homme souffrant d'une éjaculation précoce.
Il sait par avance que le rapport avec sa partenaire sera un échec,
aussi bien pour lui que pour elle, et la peur de cet échec fera
qu'il éjaculera de plus en plus rapidement, qu'il se démotivera
des rapports, et les espacera, ce qui accentuera son éjaculation
précoce. Cela pourra, progressivement, être responsable de
pannes d'érections répétées et même,
plus tardivement, d'une impuissance d'origine psychologique.

- Autre exemple, celui d'un homme souffrant d'une impuissance
sans cause médicale décelable. La première
fois, lors d'un rapport, une érection ne se produit pas pour diverses
raisons (fatigue, soucis, stress etc.). Lors du rapport suivant, la peur
d'un nouvel échec fait que cette homme ne pensera qu'à son
propre sexe, se posant la question : est-ce que je vais bander ? Il ne
sera donc plus réceptif au message érotique envoyé
par sa partenaire. La non réceptivité du message érotique
inhibera, au niveau cérébral, le mécanisme physiologique
normal de l'érection. Ainsi, l'homme s'empêchera lui-même
d'avoir une érection, ce qui entraînera son impuissance !

- Autre exemple, celui des femmes souffrant de douleur lors des
rapports, et chez qui l'examen gynécologique est normal.
Ces femmes ont souvent connu des épisodes douloureux antérieurs
répétés d'origines organiques, et qui ont été
bien traitées médicalement (par exemple des mycoses ou autres
petites infections locales). Lorsque ces causes, relevant de la médecine,
ont été guéries, la peur de connaître encore
cette douleur va entraîner une contraction involontaire des muscles
qui entourent le vagin, rendant encore plus les rapports douloureux. Ainsi
la femme rentre dans une spirale d'échec : peur de la douleur qui
entraîne une contraction musculaire involontaire, d'où la
douleur que les médecins appellent dyspareunie.

- Dernier exemple, très proche du précédent, le
vaginisme, qui est aussi lié à la peur de la pénétration,
mais dont les causes sont différentes de la dyspareunie. L'angoisse
de la douleur lors de la pénétration, angoisse presque phobique
existant depuis le début de sa vie de femme, entraînera une
contraction involontaire des muscles qui entourent le vagin, ce qui rendra
toute pénétration impossible.