Impuissance et pannes d'érection
Définition
Dans les manuels de sexologie , vous trouverez deux définitions de l' impuissance :
En ce qui nous concerne nous donnerons la définition suivante :
L'impuissance est, soit l'impossibilité d'obtenir une érection de rigidité suffisante, pour permettre la pénétration sans aide manuelle, soit l'impossibilité de maintenir cet état érectile rigide et stable, lors de changements de positions ou en cours de pénétration.
Nous pensons, en effet, qu'il faut classer, comme souffrant d'une dysfonction érectile, tout homme qui n'a pas une érection de rigidité suffisante pour permettre la pénétration, mais aussi tout homme qui perd celle-ci au moindre changement de position lors d'un rapport, ou sans avoir éjaculé, quelques secondes ou minutes après la pénétration.
Il faut bien noter, que dans toutes ces définitions, il n'est pas tenu compte de la cause organique fonctionnelle du problème, et que le terme d'impuissance peut désigner des stades allant, de l'absence totale et habituelle d'érection, à celles qui sont capricieuses ou instables.
Votre sexe est-il assez rigide ?
Dans les définitions mentionnées ci-dessus, les expressions "érection suffisante" ou "rigidité suffisante", se comprennent bien quand l'homme est avec une partenaire, mais comment un homme peut-il juger si son pénis est assez rigide, quand il est seul ?
Si votre pénis, en position debout, atteint l'horizontale, et si, en position allongée, il remonte en direction de l'ombilic, sans aide manuelle alors vous pouvez considérer que votre sexe sera assez ferme pour permettre une éventuelle pénétration sans aide manuelle (à condition que votre partenaire ait une bonne lubrification vaginale et qu'elle écarte bien ses petites lèvres). Il faut également que votre pénis puisse rester assez longtemps ferme et rigide (plus de 2 à 3 minutes) et ce quelque soit la position.
Les trois catégories d'hommes impuissants
Dans le premier cas, il s'agit de toute évidence d'une dysfonction érectile d'ordre psychologique et, dans les deuxièmes et troisièmes cas, cette dysfonction peut être organique ou psychologique.
Un trouble érectile, soupçonné d'être organique, devra impérativement faire l'objet d'examens médicaux approfondis (examen clinique, examen doppler des artères et veines de la verge, dosages hormonaux et autres examens selon les cas). Lorsqu'il s'agit d'une origine psychologique, il est inutile de pratiquer ces examens.
En fait, la recherche de la cause de ce trouble n'est pas toujours simple et, très souvent, les examens médicaux effectués seront normaux.
La composante psychologique
Devant toute impuissance, même si au départ elle est purement organique, le thérapeute doit toujours avoir à l'esprit le rôle capital de la composante psychologique. Tout sexologue sait que ces deux causes interfèrent entre eux.
La fragilité psychique, essentiellement par manque de confiance en soi, d'un homme souffrant d'un trouble érectile non-fonctionnel, pourra accentuer ce problème, et même, le faire perdurer après guérison de la cause. L'exemple le plus fréquent est la persistance d'une impuissance après arrêt d'un traitement inhibiteur de l'érection.
Donc dans tous les cas, un traitement comportemental seul (si l'origine est psychologique), ou en complément d'un traitement médical (en cas d'une impuissance organique), sera nécessaire pour restaurer plus rapidement la confiance en soi, et par la même une érection correcte.
Causes de l'impuissance d'origine psychologique
Les causes les plus fréquentes sont les suivantes :
Enfin, le cas le plus classique que beaucoup d'hommes connaissent dans leur vie : à la suite d'une première difficulté d'ordre érectile, de causes diverses énumérées ci-dessus, la peur d'un nouvel échec, lors du rapport suivant, rendra cet homme impuissant pour deux raisons :
Le mécanisme de l'érection est en effet un mécanisme involontaire. Pour "bien bander" il ne faut pas avoir peur de "mal bander", et il faut se laisser aller à l'érotisme qui émane de l'autre en oubliant son sexe. L'état érectile ne peut pas se déclencher par la seule volonté, et toute concentration de l'esprit, sur autre chose qu'un stimulus érotique, empêchera l'érection de se produire.
Conséquences de ce trouble sur la vie du couple
Globalement, disons que le couple doit faire face à une altération de sa relation affective et de son intimité.
Une impuissance entraîne toujours chez l'homme un manque de confiance en soi, une dévalorisation de sa propre image pouvant aller jusqu'à un comportement dépressif. Chez sa conjointe, c'est la peur de ne plus séduire, et la crainte de réveiller l'angoisse de l'autre, lors d'une approche sexuelle !
Avec le temps, cette dernière finira par rejeter son partenaire, pour éviter les échecs répétitifs et les conflits qu'ils entraînent dans le couple.
Comme dans tout problème sexuel, la rupture de communication, qui inévitablement s'installera dans le couple, pourra, à la longue, être responsable d'une séparation.


